Refroidissement liquide : pourquoi l'immersion s'impose pour l'IA
Par Camille Roussel — Source : Rédaction

Un rack de serveurs classique dissipe entre 5 et 15 kW. Un rack dense de GPU dédiés à l'entraînement de modèles d'IA peut dépasser 50, voire 100 kW. Au-delà d'un certain seuil, le refroidissement par air pulsé atteint ses limites physiques : il faudrait des débits d'air impossibles à obtenir dans un data hall standard.
Deux familles de refroidissement liquide se développent en réponse. Le direct-to-chip fait circuler un liquide caloporteur jusqu'à une plaque froide posée directement sur le processeur ou le GPU. L'immersion cooling va plus loin : les serveurs entiers sont plongés dans un fluide diélectrique qui absorbe la chaleur par contact direct.
Chaque technologie a ses contraintes : le direct-to-chip s'intègre plus facilement dans des salles existantes, tandis que l'immersion impose une conception de data hall spécifique mais atteint des PUE particulièrement bas.
Pour les opérateurs, le choix dépend autant de la densité visée que de la stratégie de récupération de chaleur : un liquide à haute température en sortie de rack est beaucoup plus facile à valoriser qu'un flux d'air tiède.